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Lutte contre la violence dans les stades: le ministère de la jeunesse et des sports au banc des accusés

La violence dans les stades de football, est un fléau qui discrédite notre football. Analyser les causes de cette violence dans nos stades revient à relever le comportement de tous les acteurs qui interviennent dans ce sport : Dirigeants, supporters, joueurs, fédération et ministère de la jeunesse et des sports.
Aujourd’hui le phénomène de la violence a pris de l’ampleur, nos stades sont devenus des enceintes de la peur et de la violence. Le sport roi est aujourd’hui, l’otage de bandes de voyous et d’aventuriers qui sont prêts à tout, il est aussi l’otage, de l’indifférence et de l’inaction du ministère de la jeunesse et des sports, la tutelle naturelle de ces enceintes de la honte.
Si on arrive difficilement à éviter le pire, ou plutôt à repousser ce « pire », c’est grâce au dévouement des éléments de la Dgsn, qui font un travail extraordinaire, et au prix de lourds sacrifices, l’institution du général-major, Abdelghani Hamel, vient très souvent à la rescousse d’un ministère de la jeunesse et des sports, qui est défaillant sur toute la ligne.
Le gouvernement a fait de l’éradication de la violence dans les stades, une urgence, le ministère de l’intérieur et des collectivités locales, en collaboration avec la direction général de la sûreté nationale, ont mis en place toute une stratégie pour venir à bout de ce phénomène, étranger aux valeurs du peuple algérien. Hélas, le ministère de la jeunesse et des sports, s’avère de jour en jour comme étant le maillon faible dans  ce dispositif, l’actuel locataire de l’immeuble de la place du 1er mai semble prendre à la légère ce dossier. Non seulement rien n’a changé depuis l’arrivée de El-Hadi Ould Ali à la tête de ce ministère, mais cela s’est aggravé !
Le ministère qui est censé être en première ligne dans la lutte contre la violence dans les stades, a fait preuve d’une certaine forme d’indifférence, il ne prend même pas le soin de s’inspirer des rapports et autres recommandations des services de la police, pour une réelle prise en charge de ce problème, qui risque d’endeuiller des familles algériennes.
Il faut rendre hommage aux forces de l’ordre, oui les éléments de la sûreté nationale, ont fait plus que ce qu’ils doivent faire, c’est grâce à eux qu’une grosse catastrophe est évitée…jusqu’à maintenant.
Dans une enceinte sportive, comme un stade de football, il y a la jeunesse et il y a le sport. Ce que l’on observe dans cet endroit, censé, être un haut lieu de rapprochement et de convivialité, reflète le désarroi d’une partie de la jeunesse issue d’une société en pleine mutation. Cette jeunesse est aujourd’hui, livrée à elle-même dans ces enceintes gérées par le ministère de la jeunesse et des sports.
Ce département ministériel, a fait des stades de football, des foyers de toutes les dérives, est-il normal de faire payer le ticket d’entrée à 500 DA sans aucune contrepartie (pas de buvettes, pas sanitaires) ? Sachant que le pauvre supporter accède au stade parfois 5 à 6 heures avant le début de la partie ! Toutes les conditions sont réunies pour faire de ce supporter, un potentiel casseur, agresseur, voir un tueur !
La gestion des enceintes sportives par le ministère de la jeunesse et des sports est un échec total, et les clubs ont leur part de responsabilité dans ce qui se passe.
La semaine dernière, Raouf, supporter du MCA a été gravement blessé au stade du 5 juillet, la responsabilité des autorités sportives est engagée, dans ce drame, qui vient de frapper la famille du jeune Raouf. Il est peut-être temps d’envisager autre chose dans la lutte contre la violence dans les stades, qui a pris, ces dernières années, une ampleur telle qu’il devient plus qu’urgent de s’y pencher sérieusement et très rapidement.


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